Chichicastenango

Depuis Antigua, nous prenons la route vers le nord-ouest, direction le lac Atitlan puis le marché de Chichicastenango. Nous avons déjà évoqué l’aventure qu’est la route guatémaltèque, mais quand en plus on est en zone montagneuse, avec des pentes défiant les lois de la pesanteur, il faut avoir le cœur bien accroché… Du coup c’est Jo qui conduit! On apprend au passage une nouvelle règle du code de la route local : les bus sont des véhicules prioritaire, parfois même devant les ambulances! Il faut dire que ces engins doivent avoir des réacteurs d’avions et ont des circuits spéciaux pour envoyer de l’eau sur les freins afin de les refroidir dans les descentes. Du coup, ils doublent allègrement dans les virages, quand on entend le klaxon, mieux vaut ralentir et se ranger. Et attention, pour autant, ils s’arrêtent régulièrement et brusquement pour que chacun puisse monter ou descendre. Malgré tout, ils sont magnifiques, chacun avec sa propre décoration et sa propre personnalité, on adore!

Bref, tout à notre apprentissage, nous suivons l’itinéraire que nous avions prévu vers Panjachel, mais peu à peu, la route se transforme en piste, de moins en moins carrossable.Au bout d’un moment, en plein doute nous croisons une dame qui nous dit que oui, la route y mène, mais on ne peut pas vraiment appeler ça une route, et vue sa tête en regardant Bôtiluth, nos craintes augmentent.

Nous optons finalement pour le demi tour vers la route principale. Vu l’heure et le jour (mercredi), nous prenons la direction de Chichicastenango où a lieu un grand marché le jeudi. Nous nous garons en centre ville, chez un particulier où les enfants jouent au foot dans la cour au milieu des camions colorés, ravis de se dégourdir les jambes!

Le lendemain matin, repoussant l’école à l’après midi, nous sommes aux premières heures sur le marché, certains stands sont encore en cours d’installation. Les marchands et acheteurs arrivent dans des pickups surchargés, et tout le monde s’affaire avec de lourdes charges, tantôt sur la tête, tantôt sur le dos, quand il n’y a pas déjà un bébé là! Dire que c’est coloré serait faible, on se fait même la réflexion qu’on aimerait déjà simplement les nappes sur lesquelles sont posées les marchandises.

Il y a de tout, de l’artisanat, de la nourriture, des vêtements, des machettes, des animaux… Les poules et dindons sont transportés soit accrochés aux bras des femmes, soit dans de gros paniers à dos d’homme. Ethel se trouve à un moment en dessous en se demandant ce qui lui tape sur la tête.

Les allées se remplissent peu à peu, et on constate avec amusement qu’on ne passe pas inaperçus: Thémis et Ethel sont le plus souvent de la même taille que les adultes, quant à Jo, impossible de le perdre, il dépasse tout le monde d’une tête! A notre passage, comme c’est le cas depuis que nous sommes arrivés en pays « latinos », nombreux sont ceux qui posent leur main sur la petite tête blonde de Joshua. On surprend une conversation entre une mère et sa fille, marchant derrière Ethel qui admirent ses cheveux, en tendant la main sans pour autant oser les toucher.

Nous passons par l’église, sur les marches de laquelle on vend des fleurs et on brûle de l’encens: tous nos sens sont sollicités.

Un dernier petit arrêt pour acheter des tortillas que les femmes préparent un peu partout autour de nous et nous pouvons aller apaiser les estomacs creusés par cette longue promenade!

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