Salento et la vallée de Cocora

Pour rejoindre Salento, il nous aura fallu une longue journée de route. Une nouvelle occasion de profiter de l’extraordinaire accueil des colombiens, cette fois, pendant que nous faisions l’école sur une aire d’autoroute où nous avions dormi, le veilleur vient nous amener un café… Et constatant qu’il y a aussi des enfants dans le camping-car, il revient un peu plus tard avec des chocolats chauds et des petits pains  !

Au long de la route sinueuse, nous apprécions toujours autant ces paysages verdoyants et grandioses. Nous en profitons même un maximum puisque sommes restés à l’arrêt plus de trois heures pendant que les ouvriers réparaient la route.

Nous arrivons donc finalement dans la «  zona cafetera  », qui porte bien son nom, les caféiers sont partout. La ville de Salento en est le centre touristique, et effectivement on trouve ici une ambiance un peu différente. La commune est organisée autour de l’accueil des «  gringos  » qui y passent mais un peu moins pour le gabarit de notre Bôtiluth.

Nous partons donc à pied vers une plantation bio, sur un petit chemin à travers la montagne où nous admirons de nombreuses fleurs, ça fait du bien de se dégourdir les jambes  !

Nous rencontrons en chemin Jean-François et Brigitte (que ses petits enfants appellent «  Dadou  », ça ne s’invente pas!) avec qui nous ferons la visite.

Dans la plantation, nous découvrons des petites parcelles, à flanc de colline, où poussent en plus des caféiers, de nombreuses autres plantes qui contribuent à entretenir et faire proliférer l’exploitation sans produits chimiques. Des bananiers apportent l’ombre et stockent l’eau en quantité (lorsque l’on retire une feuille, ça coule littéralement!). Les orangers, avocatiers et citronniers attirent les insectes, préservant ainsi les fruits de café. Le manioc maintient la terre sur les pentes abruptes… Bref, chacun a son rôle, jusqu’à se transformer en compost et c’est reparti pour un tour  !

Nous suivons toutes les étapes de la préparation du café  : les enfants cueillent quelques fruits mûrs (ce n’est pas encore la pleine saison) que nous goûtons.

Nous les passons dans une première moulinette qui retire la coque rouge et permet de récupérer les graines. Celles-ci iront fermenter dans l’eau quelques jour avant d’être mises à sécher dans une petite serre.

Il faut ensuite retirer une deuxième peau dans une nouvelle moulinette avant de faire griller les grains, directement sur le feu de bois dans une grande casserole. Là, on retrouve enfin l’odeur caractéristique du café. Une dernière moulinette pour réduire le café en poudre et nous sommes prêts à déguster un véritable café colombien, au milieu des montagnes de Colombie : what else  ? (non, sérieux, c’est meilleur que celui de Georges!)

De retour à Salento (en taxi 4×4 cette fois) nous grimpons au mirador d’où nous bénéficions d’une vue imprenable sur la région… et d’une aire de jeux pour les enfants  !

Nous faisons ensuite une dernière étape avant de reprendre la route, dans la vallée de Cocora. Elle est célèbre pour les palmiers géants à cire qui y poussent  : certains atteignent les 60m  !

Ce paysage est vraiment surprenant, et on se sent tout petits au milieu de ces géants. Nous y faisons une petite promenade, sur un chemin un peu chaotique et surtout emprunté par les chevaux  : il ne faut pas rester là trop longtemps pour Jo  !

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