Huaca de la luna

Nous passons une nuit sur la plage du village de Huanchaco, où l’on trouve, en plus des nombreux gringos surfeurs, des embarcations traditionnelles qui sont toujours utilisées pour la pêche. Ces embarcations, «caballitos de totora» sont, comme leur nom l’indique, faites de roseaux (totora ou femme de totoro pour les fans de Miyazaki). Nous n’aurons pas l’occasion d’en voir à l’eau, seulement en attente le long des plages…

A peine arrivés, les enfants courent vers la plage… Mais là, surprise : le courant chaud El Niño dont nous avons profité plus au nord n’est plus là. A la place, c’est «Humbolt», qui remonte du sud, brrr!

Pas de baignade donc ce soir, on court seulement dans les vagues.

Le lendemain, nous retrouvons les fameuse embarcations dès la présentation du mode de vie des Moches, sur le site de Huaca de la Luna. Ce site, lui aussi enfoui sous le sable pendant des années, et l’édifice religieux d’une ville qui est toujours en cours de fouilles. A coté, on aperçoit les ruines des maisons, et en face, la Huaca del Sol, qui était le pendant politique de la Huaca de la Luna. De l’autre côté, une zone avec des grosses pierres était destinée aux sacrifices humain, des dizaines de squelettes ont été retrouvés ici…

La surprise ici est que les peintures sont très bien conservées, on retrouve les représentations des différentes divinités, reproduites en frises, un peu comme à Chan Chan.

Le temple de la lune comporte cinq niveaux, qui ont été ajoutés successivement, à la manière d’une pyramide inversée au milieu. Chaque nouvel édifice recouvrant l’ancien, vraisemblablement à chaque changement majeur de chef religieux. Ainsi donc, on ne peut voir que les derniers, le «remplissage» de chaque niveau étant complet, des milliers de briques d’adobe y sont soigneusement empilées! Un travail de titans  !

A l’extérieur également, chaque niveau recouvre l’ancien, on ne voit quasiment que le cinquième, avec sa rampe d’accès vers le sommet de la pyramide. Le tout, toujours soigneusement peint, avec les seules cinq couleurs dont disposent les artistes (rouge, noir, bleu, blanc et jaune).

Nous achevons ainsi notre modeste découverte de la culture Moche, qui du fait de l’absence d’écriture garde beaucoup de mystères…

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