Le parc Torotoro, épisode 1

Le parc de Torotoro, il fallait le mériter… On était prévenu, les 95km qui y amènent sont une route pavée sur laquelle il est difficile de dépasser les 20km/h, on vous laisse faire le calcul! Nous nous y attaquons donc, tranquillement, l’occasion pour les deux grandes de piloter un peu sans risque…

Jusqu’à ce qu’on arrive à une zone de travaux. Une nouvelle route est en construction et sera en service d’ici 3 à 4 ans. En attendant, tout est défoncé, et la plupart du temps, on roule sur la piste rapidement aménagée sur le bord. Avec une nuit sur le bord de la route, nous aurons mis presque huit heures pour arriver. Cela dit, ça laisse le temps d’admirer le paysage, et rien que ça, ça vaut le détour. Le panorama est grandiose, coloré, on sait, on l’a déjà dit ailleurs mais wouahouh!

Nous arrivons donc enfin à la ville de Torotoro et organisons nos excursions. Là, la ville donne rapidement la thématique du parc : elle semble avoir été prise d’assaut par une armée de dinosaures un peu encombrants!

Pour notre première balade, nous nous rendons au canyon de Torotoro. Nous partons en direction d’une colline, et constatons rapidement qu’elle est parcourue par un sillon qui semble profond… Et pour cause, le canyon va jusqu’à 400m de profondeur!

Nous voyons bien, creusées dans la roches, les différentes strates que la rivière a traversées les unes après les autres… Certains plis sont au passage très impressionnants et témoignent de la puissance de la tectonique des plaques et des mouvements qui ont aboutis à la formation de la cordillère des Andes. Tout au fond du canyon, la rivière semble bien petite, mais la saison des pluies est finie ici, le débit est a priori tout autre en janvier!

Du haut de la passerelle, la vue est vertigineuse, d’autant plus que les normes de sécurité boliviennes ne sont pas tout à fait les mêmes que les nôtres… Tous nos enfants passeraient entre les barreaux sans se forcer!

La suite de la promenade nous amène le long de ruisseaux asséchés (pour le moment…), où une fois encore, on voit bien les différentes couches sédimentaires qui ont été creusées par l’érosion de l’eau.

C’est dans ce livre géologique que, dans de nombreux lieux du parc, apparaissent des traces de dinosaures fossilisés (il y en a des milliers répertoriés). Durant tout notre séjour, nous les croiserons régulièrement, et les enfants endossent leurs costumes de détectives/paléontologues.

Spécimens (en plastique) à l’appui, chacun cherche «son» dinosaure! Les traces vont des toutes petites de vélociraptors aux immenses de diplodocus, on s’en donne à cœur joie… C’est assez surprenant de s’imaginer ces monstres fouler le même sol que nous à quelques millions d’années d’écart!

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