Tupiza

Nous repartons d’Uyuni, du blanc plein les yeux, du sel dans la bouche et la peau toute sèche… Nous avons appris qu’une route asphaltée a été ouverte en direction de Tupiza, ce qui va nous éviter un grand détour : initialement, la voie directe était 200km de piste!

En route donc, sur une voie neuve et droite, un bon moyen de se réhabituer après trois jours sans limite… En traversant une zone de dunes, nous décidons d’y bivouaquer, et les enfants courent faire des glissades dans le sable.

Et la joie est bientôt totale puisqu’une famille à vélo, que nous avons dépassée un peu plus tôt, nous rejoint pour passer la nuit à coté de nous. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas croisé d’autres français, et petits et grands passent un bon moment! Nous sommes admiratifs de Célia et Grégoire qui parcourent l’Amérique du sud avec leurs enfants sur deux tandems spéciaux. On en était déjà conscients, mais notre maison à roulette est vraiment un grand luxe! Les enfants échangent beaucoup et de lendemain, les filles voudraient repartir en vélo pendant que Fanch et Lilwenn demandent un camping-car!

Nous reprenons la route après avoir prolongé la détente et les échanges une bonne partie de la matinée. Les paysages s’enchaînent, de plus en plus spectaculaires : petit à petit nous voilà de retour au far west! Après le salar tout blanc nous traversons une multitude de couleurs inattendues.

Bientôt, nous arrivons dans des zones où la route n’est pas terminée et on plaint nos amis qui doivent y passer le lendemain… La dernière déviation avant Tupiza nous amènera même directement dans le lit de la rivière, avec un nombre incalculable de passages de voies d’eau. Il faut avoir confiance pour suivre les flèches qui ne semblent pas toujours indiquer un vrai cheminement!

Nous y arrivons finalement et, le lendemain, nous partons à la découverte des alentours de la ville, pour une balade vers le cañon del inca… Après un léger doute quant à l’itinéraire, qui semble nous faire traverser une décharge, nous retrouvons le sentier à travers les montagnes rouges.

Le spectacle est magnifique, des pics sont découpés par l’érosion, et parfois coiffés de plus grosses pierres, on a l’impression de passer au pied de géants pétrifiés.

Vers la fin du trajet, une partie de la troupe fatigue et c’est donc seulement Maman et Thémis qui iront jusqu’à la petite cascade au fond du canyon où s’abreuve un troupeau de chèvres. Le minuscule cours d’eau ne dure que quelques mètres avant de disparaître dans le sol, le reste du lit est asséché : la différence entre saison des pluies et saison sèche est flagrante ici.

Sur le chemin du retour, la lumière plus rasante du soleil accentue d’avantage les contrastes de couleurs. Un régal pendant qu’on se promène au milieu des cactus!

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